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  • Photo du rédacteurVanessa

Le paradoxe du choix

Ou croire que la contrainte ne peut pas amener la liberté.

 

Pour ceux et celles qui n’ont jamais entendu parler du concept, je pense que là, vous vous dîtes : non, mais elle n’est pas bien celle-là ! ou un truc approchant. Pourtant, après avoir vu cette conférence TED sur le sujet, j’avais l’impression d’avoir eu une révélation de malade. Je vous invite d’ailleurs à aller regarder cette conférence juste après avoir fini de lire cette article (et mettre les pouces bleus, vous abonnez et écrire un petit commentaire trop cute - ah, c’est pas le bon support ? Enfin la dernière suggestion est toujours possible ici :) ).


Revenons à notre sujet. Le paradoxe du choix traite du fait que plus nous avons de choix, moins notre vie semble sereine, contrairement à ce que l’on pourrait penser naturellement. Barry Schwartz (le monsieur de la vidéo) donne pour exemple un jean et la vinaigrette et c’est assez percutant. Plus nous avons de choix, plus il est difficile d’en faire un justement sans automatiquement se dire : ai-je fait le bon ? Imaginez, on vous invite au restaurant. Dans un, la carte vous présente quarante plats différents (oui, oui, ça existe) et dans un autre, vous en avez trois, voire deux, voire carrément un seul. Déjà, rien que le temps de la prise de décision, vous pensez que c’est une perte de temps magistrale, juste pour choisir ce que l’on va manger. Après tout, si nous sommes là, c’est plus pour avoir un moment de partage avec des proches (famille, amis) ou un échange professionnel ou pour se retrouver avec soi-même et profiter juste de l’instant de savourer un plat. En tous cas, on ne va pas au restaurant pour se dire : chouette ! je vais passer vingt minutes à me demander quel est le meilleur plat pour moi, à cet instant, et faire un choix en se demandant si c’est le bon, que dis-je, le meilleur !


Parfois, ne pas avoir le choix, ça peut apporter un réel sentiment de plénitude. Même, ça peut te déresponsabiliser. Un parking de centre commercial à moitié plein, tu peux choisir parmi les deux cents places restantes. Notre cerveau commence à analyser : alors près de l’entrée c’est bien mais j’aimerais être proche des chariots et puis je n’aime pas me mettre à côté des poteaux, les places sont plus étroites, etc. Quel délicieux moment… Maintenant, parking archi plein et tu tombes sur l’unique place restante. C’est pas un peu danse de la joie ?

Tu peux décliner cet aspect à tellement de choses dans la vie ou quasiment tout. Allez disons tout (si tu n’es pas d’accord, on peut en discuter - dans les commentaires ;) ).

Quand tu vas chez le coiffeur et qu’on te propose thé ou café. Si tu es team thé, tu dis thé. Et si on ne te propose pas de choix de thé, ben tu prends ce qu’il y a et tu es déjà très content d’avoir du thé. Tu ne vas pas te dire : oh, moi qui voulais un sencha fumé ou bien un earl grey à la bergamote ou un rooibos teinté d’arôme chocolat… Mais je veux quoi en fait ?

Ceux qui boivent un seul type de thé sont d’ailleurs très satisfait de cet unique choix. Ils l’aiment et à chaque fois qu’ils en prennent, ben ils l’aiment.

Encore un autre exemple ? Il ne fait pas très beau et je choisis mes chaussures. Des baskets ? Alors celles-là pourquoi pas elles sont étanches, mais celles-là, elles vont tellement bien avec ma parka… Ou des bottines, ah oui, c’est bien ça. Noires comme ça, ça va avec tout. Les plates ? Ouais c’est mieux. Alors celles à clous ? Avec le liseré doré ? A lacets ? Allez à clous, ça fera rock. Ah mais… j’en ai trois paires avec des clous, laquelle je mets ?

Je caricature. Quoique… Pour certaines personnes, on est dedans. Au final, la personne qui possède peu de chaussures, voire une seule paire, ben elle ne s’est pas posée la question et quand bien même elle se retrouve les pieds mouillés, ben elle n’y pouvait pas grand chose. Alors que celle qui a choisit les bottines plates cloutées deuxième paire du nom, si elle se retrouve avec les pieds mouillés, elle râlera (probablement) et se dira (très probablement) j’ai fait le mauvais choix (cf le jean dans la vidéo).

On peut également en parler pour des choses beaucoup plus graves. Oui, parce que depuis le début, tout est un peu futile mais ça fait quand même bien parti du quotidien je trouve.

Une personne à qui on annonce une maladie grave (ce cas est exposé dans la vidéo, je le redécris à ma sauce) . Premier cas, pour la traiter, on lui explique qu’il faudra suivre cette unique procédure. Ok, faisons ça. Deuxième cas, pour la traiter, il y a quatre procédures différentes. Le médecin lui dit : on va vous expliquer les quatre, leurs avantages et leurs inconvénients et vous choisirez celle que vous souhaitez. Tu vois le dilemme ? Tu vois la situation inconfortable que cela crée pour la personne malade ?

Faire des choix est quelque chose de difficile, pouvant s’assimiler pour certaines personnes à de la torture mentale (je parle en connaissance de cause - et je pense au personnage de Chidi dans The Good Place, cas extrême). En faire de façon arbitraire ou ne pas avoir à en faire peut être très souvent salutaire.


C’est bien d’en avoir, bien évidement. Mais parfois, c’est plus simple et tranquillisant de ne pas en avoir. Quand une situation s’impose à nous, on fait avec. On avise sur le moment. C’est d’ailleurs la différence entre avoir peur de quelque chose et le suranalyser et être plonger dans le feu de l’action, ne plus pouvoir être dans l’analyse et agir.

Et si tu ne veux plus choisir les petites décisions de la vie, lance des dés (#sheldoncooper) ou fait des choix arbitraires. Allez hop, on prends le premier truc qui dépasse de la penderie. On pointe son doigt au hasard sur les confitures au rayon dédié pour en choisir une nouvelle. On prend le truc où il y aura la couleur jaune dedans (ben ouais, pourquoi pas).

Allégeons nos prises de décision. Elles sont beaucoup trop nombreuses dans une seule journée. Ça repose…


Va regarder la conférence TED ci-dessous, je ne te laisse pas le choix ;).


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